Et c’est parti pour une petite critique (très, très positive) du nouvel album de Skip The Use. Bon j’avoue qu’on n’a pas trop respecté nos « 1 article par semaine » mais je voulais vraiment, vraiment attendre la sortie de cet album ! Après tout… I Can Be Late ! (*ba dum tsss* blague pourrie)

Donc, petit flash-back pour ceux qui n’ont pas suivi : Skip The Use (dont on a fait un article ici), quintette français, s’attaque à la scène pop/punk depuis quelques années déjà. En bref : cinq membres dont le chanteur Mat Bastard qui est le mec le plus OUF du monde, deux albums (« Skip The Use » et « Can Be Late« ) et un EP (« Sound from the Shadow« ) , une musique déjantée et énergique qui fait bouger les fesses de tout le monde, et puis voilà.
Revenons à notre album. 14 chansons, plus 8 lives sur le 2ème CD, et pourtant on ne s’ennuie pas. Je vous propose de découvrir les pistes, attention aux spoilers
- People in the Shadow : Ça commence fort. Au début on se demande ce que ça va donner, des accords plutôt funk sur des sons électroniques qui s’incrustent un peu partout… Puis le refrain, arrivée en puissance des guitares, et la voix de Mat qui nous colle « I WANT TO KNOOOOOOW » dans la tête. Le passage du couplet au refrain, par un crescendo de puissance, est maîtrisé à la perfection. Ça bouge, ça danse, ça saute de partout, on oublie déjà qu’on est dans le métro et on se met à chanter.
- Can Be Late : Dans la même veine que la première chanson, Can Be Late est cependant un peu moins énergique. J’ai pas dit mou hein, au contraire ! On sent l’évolution du groupe, qui se retrouve vraiment dans une sonorité funk malgré les petits coups de guitare propres à leur punk d’origine. Bref, une petite bouffée qui n’est pas sans rappeler l’esprit de Jamiroquai.
- Ghost : On commence tranquillement, avec une chorale d’enfants. Plus de riffs électriques de guitares ici, mais un petit rythme de guitare folk qui porte à merveille la voix de Mat. Sans qu’on s’y attende, les enfants prennent autant de place que lui dans la chanson, en menant les refrains : « Time is running out, a ghost’s keeping me alive, i guess what it means, you have to survive ! »
- Antislavery : …Attendez mais on l’a déjà vue celle là. Eh oui elle est sur l’album précédent. Enfin, oui, mais c’est pas tout à fait la même. Un petit coup de violons au début, et nous voilà partis ! Moi qui n’avais pas trop aimé la version du premier album, je me rends compte à quel point cette chanson est cool finalement
Plus rythmée, plus énergique, avec des sons un peu électroniques bizarres (et vieux), et toujours la petite guitare qui fait « tinlinlinlinlin, tin, tin, tin » derrière… Pourtant on s’en lasse pas. Heureusement, parce que le petit break après 2 minutes est très, très bon. - The Face : Et tout à coup, une chanson commence avec un son méga électronique. Heureusement, la basse la voix et les guitares ne sont jamais loin derrière. On place un ingénieux petit rythme de batterie, on balance un gros riff électro, et nous voilà en train de bouger sur « we are the face of fast-food nation ». Et de chanter bien sûr, après le premier refrain c’est pas facile de s’en empêcher. On est loin du funk des premières chansons, et pourtant l’essence de Skip The Use est toujours là : une musique qui bouge, on peut en faire depuis n’importe quel style.
- Do it Again : Ça commence comme une chanson calme d’un groupe de punk américain. Et TOUT A COUP! Revoilà mister funky qui nous colle ses accords dans les oreilles. On saute d’un style à l’autre, on retrouve le choeur d’enfants de Ghost, un petit bout de piano de temps en temps (qui même s’il est relativement simple, donne une toute autre couleur à la chanson) (comment ça une chanson ça a pas de couleur?), les violons d’Antislavery (tout de même)… Et paf, ça fait une chouette chanson
- Pil : Entendue sur l’EP sorti l’année dernière, Pil est carrément plus énergique. Ça bouge, ça saute, ça crie dans tous les sens, c’est le genre de chanson qui motive pour aller à un concert ! Plus d’électro, plus de funk, on est de retour dans le punk de ouf des Skip The Use. « Middle finger high in the air ! »
- Fallin’ : Moins hard que la précédente, Fallin’ donne toujours l’impression d’une chanson dopée aux énergisants. On se demande presque comment les garçons de Skip The Use font pour se donner toujours à fond sur la scène autant de chansons comme celle-là ! Un peu dommage qu’on ait une impression de déjà-vu.
- Give Me Your Life: …Tiens mais on la connais aussi celle là. C’est pas grave, on l’aime bien. Contrairement à Antislavery, peu de différences avec l’album précédent (où elle était sous le titre « Give Me ») ; mais c’est pas grave parce qu’elle est vraiment trop cool. Bon ok c’est la première chanson de STU que j’ai connue, et je pourrais pas vous la décrire objectivement parce que c’est une de mes chansons préférées (en même temps j’ai pas fait grand-chose d’objectif depuis le début de cet article). J’vous mets le clip, z’avez qu’à écouter. Enjoy !httpvh://www.youtube.com/watch?v=3LZu9uMttDA
- Darkness Paradise : Ça commence comme une chanson de grunge, un peu. Plutôt sombre, grosses guitares avec des accords lourds, pas trop de folies vocales du chanteur… Pourtant il y a toujours un riff un peu sautillant (même s’il ne voudrait pas l’être) au milieu de tout ça. Finalement, la bonne humeur gagne toujours, parce que même si la chanson se veut hard, lourde, tendant parfois vers le métal, on retrouve toujours la patte des STU !
- Enemy : Dès le début on sent le potentiel de la chanson. On se fait emporter dès les premières notes de guitare, poussés par une batterie qui donne très tôt la tendance de la chanson. Ça va vite, la voix reste cachée derrière un effet « mégaphone », les breaks nous tiennent en haleine, je vais sûrement me répéter mais ça BOUGE. Voilà.
- Cup of Coffee : On a l’impression au début de changer d’époque… Le début d’un morceau de rock classique des 60′s. Et finalement, ben on sait pas trop. Des voix aigues et des accords plaqués de piano… On pense à Lily Allen, on pense à Panic! At the Disco, on pense à de la pop anglaise, et puis on entend un riff de guitare qui commence à arriver avec une batterie rapide… Eh non. Raté. Ça repart pour un tour de pop. Finalement la batterie reste, on arrive avec des violons, un truc grave qui peut faire penser à des cuivres, et on est dans une fanfare. Y’a même des « ouuuhouuuuuhhh » comme chez Mika des fois. Bref, c’est bizarre, je suis pas fan, mais ça sort complètement du style de d’habitude !
- Mirror : Ouf une guitare. Oh non des accords de pianooo… revoilà l’électro? Et puis la voix. Et finalement tout ça se mêle bien. Très bien même. On est toujours plus pop qu’aux origines du groupe, mais du très bon pop-punk-rock (oui bon). On se demande comment ils font. Il suffirait d’enlever un tout petit truc pour que la chanson devienne lente, déprimante, sombre. Il suffirait d’en enlever un autre pour faire un morceau d’électro/house. Et pourtant, non. On a du punk. Et c’est bon.
- Bastard Song : Ok, ils ont tout pompé sur leur album précédent. Enfin, non, pas tout, que le meilleur. Et remanié à la perfection. Bastard Song, première piste de l’album Skip The Use et dernière de Can Be Late, fait partie de celles pour lesquelles on achète une place de concert. On sent que là ils se lâchent. La batterie qui déchire, la voix qui part dans tous les sens, les guitares qui s’excitent et qui crachent du rêve, BREF que du bonheur. On en redemande.
…Déjà fini? BOUH ! Heureusement il me reste le live. Je regrette pas mes 11€99 (en même temps, dès la première chanson je me suis dit ça) ! Impression globale de l’album : FIOU c’était chan-mé (comme dirait un des rédacteurs que je ne citerai pas, n’est-ce pas Raimito) !
Bref, super album de OUF. Vous pouvez aller écouter deux-trois chansons sur le Myspace ou sur le site officiel du groupe, ou bien directement télécharger l’album (sur iTunes)
En espérant que ça vous a plu, laissez-nous un petit commentaire pour donner votre avis ! Faites tourner l’article, c’est un groupe qui mérite vraiment d’être connu. Et pour reprendre les mots de Mat Bastard… Allez laaaaa !




